La Compagnie Océane ne saurait-elle plus quoi inventer pour augmenter ses recettes ?
Dernier épisode : une nouvelle tarification basée sur le poids des véhicules, accompagnée de la suppression du tarif saisonnier. Et tout cela en catimini, applicable depuis le 8 janvier dernier.
Il aura fallu la mobilisation de plusieurs habitants de Belle-Île, emmenés par la CGT locale et soutenus par le maire du Palais, pour que la nouvelle grille tarifaire soit rendue publique.
Des hausses pouvant atteindre 80 %
Jusqu’ici, le classement des véhicules était basé sur leur longueur. Désormais, le poids entre également en ligne de compte.
Conséquence immédiate : des changements de catégorie et des hausses importantes.
Selon la CGT, les augmentations seraient comprises entre 20 % et 80 % selon les modèles concernés.
Exemples :
• Une Peugeot 308 électrique passerait de la catégorie 2 à la catégorie 3, soit une augmentation d’environ 55 %.
• Une Peugeot 3008 (SUV) passerait de la catégorie 3 à la catégorie 4, soit une hausse d’environ 21 %.
Qui décide ?
Interrogée, la Région — qui a concédé la gestion du trafic à Transdev — indique ne pas avoir été informée de cette évolution.
De son côté, la compagnie affirme avoir échangé avec la Région.
Bref, chacun se renvoie la responsabilité.
En réalité, selon les éléments avancés, ce sont les capitaines, constatant des situations régulières de surcharge, qui auraient alerté et demandé l’application stricte des normes de sécurité.
Une expérimentation ?
S’agit-il d’un simple test ?
Le secrétaire local de la CGT s’interroge sur une possible mise à l’épreuve de la réaction du public face à ces augmentations.
Pour apaiser la polémique, la Région a demandé à la Compagnie Océane de limiter cette tarification à un mois, précisant qu’il s’agirait d’une phase expérimentale — ce qui contraste avec la présentation initiale des nouveaux tarifs sur le site de la compagnie.
Elle a également demandé le rétablissement, sous une forme à définir, d’un tarif spécifique destiné aux saisonniers, dans un contexte de tensions sur le recrutement.
Transdev indique désormais que « la mise en œuvre de telles mesures exige un dialogue approfondi entre la compagnie et les usagers ».
Il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Comme à Belle-île nous réclamons l’organisation d’une table ronde pour que tous les usagers fassent connaître leurs attentes en matière de transport.
